les sites webs en archives et document numérisés: se rapprocher de l’usager?

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    Le point commun à tout les sites en archives, actuellement, est qu’ils intègrent une fonction permettant de visionner des documents numérisés de nature diverses. La plus grande part des sites d’archives départementales numérisent en priorité l’état civil, étant donné que c’est le type de documents les plus consulté. Des documents permettant de fournir des renseignements que l’état civil de donne pas sont souvent numérisés en grande quantité, notamment les registres matricules. http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/LN/lnx/connexion.aspx

Ces documents ont la particularité de n’être pas des documents auxquels les usagers sont attachés en eux mêmes, mais d’être plutôt les contenants de l’information que recherche l’usager. Il n’est donc pas gênant pour lui de les consulter à distance. De plus, les usagers étant amenés à consulter des état civils venant d’autres départements que le leur pour faire leur généalogie, il est intéressant que ce genre de documents soient accessible où que l’on soit.

    L’autre grande catégorie des documents numérisés, quantitativement, sont les journaux. Ils sont en effet une mine de renseignement concernant l’histoire locale. Leur numérisation s’est fait en grande quantité, souvent à travers des partenariat. Par exemple, la mairie de Brest et les archives départementales se sont associées pour mettre en communs leurs moyens financiers et leurs fonds dans le but de numériser l’ouest éclair.

L’OCRisation de ces journaux permettent des recherches de plus en plus détallées. néanmoins, on peut pointer quelques carences dans la mise en ligne de ces documents: certaines images numérisées sont de qualité moindre (par exemple, le journal le moniteur du Finistère, sur le site des archives départementales du Finistère) ce qui fait que le texte transcrit par OCR comporte souvent des fautes, des parties du textes qui sont incompréhensibles.

     De plus, il n’est possible, dans beaucoup de site d’archives, que de rechercher le numéro d’un journal, dans lequel on peut faire une recherche dans le texte. C’est à mon sens une carence puisque d’autres sites, comme celui des archives du ouest France, permettent de rechercher des mots clés sur touts les journaux d’une période donnée. C’est aussi une possibilités que donne le site des archives départementales des Yvelines. Cela nécessiterait des interfaces certes plus complexes à mettre en œuvre(pour permettre une recherche dans un eensemblee texte orcérisés par l’intermédiaire d’un moteur de recherche) mais ce serait sans doute une avancée pour l’usager, puisqu’on passerait d’un service fournit à l’usager finalement assez similaire à celui qu’il obtient par l’intermédiaire des archives matérielles (la possibilité de retrouver et de consulter le journal d’une date donnée) à un service dont l’utilisation serait bien plus intuitive (la possibilités rechercher dans tout les journaux d’une époque les référence un nom, un mot clé, de prendre en compte des paramètres de recherche avancées…) tout cela nécessitant une OCRisation de bonne qualité. http://www.archives-finistere.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_model_instance__cg29_decouvrir_guide_presse_page_accueil.xml&SYNCMENU=cg29_decouvrir_ress_thema_presse_guide&SetSkin=Ermes22

    Ainsi, la problématique des sites internet d’archives n’est plus seulement de remplir le même rôle auprès du public, mais à distance: il est de fournir, grâce aux outils à sa disposition, un service nouveau et plus performant. Le but, en terme d’aide à la recherche, n’est plus de fournir une image des outils de recherches papier, des documents. Il est de fournir à travers le site un outil de recherche intuitif d’utilisation, facile à exploiter. C’est d’autant plus important que le public à distance a parfois plus de réticences à se renseigner auprès du personnel (alors que le travail de veille, d’assistance auprès du public est considéré comme une part intégrante du fonctionnement des sites)

    De plus, il est intéressant de constater que bien que mettant en place des fonds numériques très riches concernant l’état civil et les registres matricules, aucune initiative publique n’a été prise pour centraliser ces informations,ou faciliter leur recherche au niveau national. Il est donc curieux de constater que c’est désormais le secteur privé qui remplis ce rôle par l’utilisation de ressources numérisées par le secteur public.

    La diversification des supports proposés au public est aussi une nouveauté apporté par le site internet: des ressources qui n’étaient autrefois pas consultables, telles que des documents vidéo ou audio le deviennent, par leur mise en ligne. des documents iconographiques, consultable mais peut demandés, car mal connus du public, sont également mis en ligne. Ces supports posent parfois problème, il est par exemple parfois difficile de créer un moteur de recherche performant concernant les images, leur indexation reposant sur l’objet photographié, l’auteur, la date. Autant de données parfois difficile à renseigner.

la vidéo podcast: vers un nouveau type d’émission web?

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le podcast désigne à l’origine une pratique consistant à utiliser des flux rss pour accumuler des fichiers son, de webradio, par exemple, pour les écouter par la suite. le terme a finis par désigner des vidéo diffusées sur internet, qui au départ, étaient assez limitées dans leur contenu. elles ont finit, néanmoins, par reprendre des codes de la télévision, avec :
ses émissions de cuisines, https://www.youtube.com/user/MarmitonOfficiel
ses émissions culturelles https://www.youtube.com/watch?v=q3rkmr-CktQ&list=PLHT4ZvmtRHiJfq3Hcg7yEZk7EVI_IIMX6
ses programmes musicaux https://www.youtube.com/watch?v=itrLVRE8wcA

et ses cours métrages (financé, dans l’exemple choisit, par france télévision) : http://www.france4.fr/studio-4-0/

à l’heure ou la télévision a de plus en plus de difficulté à se financer, à cause d’une baisse, qui semble structurelle, de ses revenus publicitaires, un certain renouveau semble venir des programmes repris du web, issus au départ d’initiatives venant  tant d’amateurs que de professionnels. la pratique, récente, consistant à reprendre des programmes web , tels que les proposent france 4, avec la reprise de websérie par la télévision, en est sans doute la preuve la plus éclatante.

Le livre numérique

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Grand serpent de mer de l’ère numérique, le livre numérique est un sujet qui revient très régulièrement dans les médiats. quand je dit très régulièrement, je ne veut pas dire que ce sujet attire constamment l’attention, mais, tout les deux ans environ, une nouvelle tentative est faite par un constructeur de liseuse ou une entreprise pour  promouvoir la lecture numérique. on en entend alors parler pendant quelques mois, avant que l’initiative ne tombe aux oubliettes. ce fut le cas du fnacbook en son temps, et de ses successeurs.

les raisons techniques des échecs répété sont connus: prix trop important des liseuses, des livres numériques qu’elles contiennent ( prix parfois supérieur à un exemplaire de poche), dispersion des plate formes de téléchargement d’e books, difficulté à convaincre des éditeurs, la perte des données…

Mais les raisons qui rebutes les usagers sont moins techniques que culturelles. un certain attachement au support, la nostalgie du codex en papier de bois tel qu’il existe depuis deux siècles, et qui a permis de répandre véritablement la lecture, par les clubs de lecture, les bibliothèques municipales et scolaires, au dix neuvième siècle. la peur de la « mort du livre » alimente, de ce point de vue, une certaine méfiance.

France,_Paris,_Bibliothèque_nationale_de_France,_site_Richelieu,_salle_ovale
c’est ainsi un certain attachement à l’idée de l’activité intellectuelle: le fait de lire sur une liseuse, une tablette ou n’importe quel écran n’est pas considéré comme une activité aussi noble que la lecture d’un livre classique. l’écran est supposé être un intermédiaire incapable de transmettre le savoir comme le ferait le papier. ainsi, la création de bibliothèques « sans livre » aux états unis

http://bibliobs.nouvelobs.com/web-side-stories/20130114.OBS5352/bibliotech-une-bibliotheque-sans-livres.html

provoque bien plus que l’étonnement, une sorte d’hostilité.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-bibliotheque-sans-livre-le-130496

les raisons évoquées sont non seulement d’ordre technique (la difficulté à négocier avec les éditeurs, qui réduit le nombre d’ouvrage qui peuvent être potentiellement proposées), mais aussi des limites d’ordre plus culturel: le livre étant considéré, sous forme numérique, comme « sans âme » (je ne fait reprendre qu’une expression utilisée par des commentateurs), ce qui peut expliquer l’échec du livre numérique.

La politique des éditeurs tend aussi à discréditer le médiat: l’ajout de DRM, notamment, qui restreint la possibilité de copier un livre sur plusieurs supports , provoquant l’opposition des bibliothécaire, qui ne sont pourtant pas tous hostile au livre numérique en lui même

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-03-0036-007

la politique d’amazon a également provoqué des polémiques: de la suppression, à distance, d’ebook achetés légalement sur les liseuses de leurs clients, pour des causes de droit

http://www.numerama.com/magazine/13484-kindle-amazon-efface-a-distance-des-centaines-de-livres-achetes-legalement-maj.html

à la politique du format propriétaire qui prévaut chez certains fabricants, bien que la majorité des obstacles viennent de réticences des utilisateurs, les fabricants ne sont pas en reste.