Le livre numérique

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Grand serpent de mer de l’ère numérique, le livre numérique est un sujet qui revient très régulièrement dans les médiats. quand je dit très régulièrement, je ne veut pas dire que ce sujet attire constamment l’attention, mais, tout les deux ans environ, une nouvelle tentative est faite par un constructeur de liseuse ou une entreprise pour  promouvoir la lecture numérique. on en entend alors parler pendant quelques mois, avant que l’initiative ne tombe aux oubliettes. ce fut le cas du fnacbook en son temps, et de ses successeurs.

les raisons techniques des échecs répété sont connus: prix trop important des liseuses, des livres numériques qu’elles contiennent ( prix parfois supérieur à un exemplaire de poche), dispersion des plate formes de téléchargement d’e books, difficulté à convaincre des éditeurs, la perte des données…

Mais les raisons qui rebutes les usagers sont moins techniques que culturelles. un certain attachement au support, la nostalgie du codex en papier de bois tel qu’il existe depuis deux siècles, et qui a permis de répandre véritablement la lecture, par les clubs de lecture, les bibliothèques municipales et scolaires, au dix neuvième siècle. la peur de la « mort du livre » alimente, de ce point de vue, une certaine méfiance.

France,_Paris,_Bibliothèque_nationale_de_France,_site_Richelieu,_salle_ovale
c’est ainsi un certain attachement à l’idée de l’activité intellectuelle: le fait de lire sur une liseuse, une tablette ou n’importe quel écran n’est pas considéré comme une activité aussi noble que la lecture d’un livre classique. l’écran est supposé être un intermédiaire incapable de transmettre le savoir comme le ferait le papier. ainsi, la création de bibliothèques « sans livre » aux états unis

http://bibliobs.nouvelobs.com/web-side-stories/20130114.OBS5352/bibliotech-une-bibliotheque-sans-livres.html

provoque bien plus que l’étonnement, une sorte d’hostilité.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-bibliotheque-sans-livre-le-130496

les raisons évoquées sont non seulement d’ordre technique (la difficulté à négocier avec les éditeurs, qui réduit le nombre d’ouvrage qui peuvent être potentiellement proposées), mais aussi des limites d’ordre plus culturel: le livre étant considéré, sous forme numérique, comme « sans âme » (je ne fait reprendre qu’une expression utilisée par des commentateurs), ce qui peut expliquer l’échec du livre numérique.

La politique des éditeurs tend aussi à discréditer le médiat: l’ajout de DRM, notamment, qui restreint la possibilité de copier un livre sur plusieurs supports , provoquant l’opposition des bibliothécaire, qui ne sont pourtant pas tous hostile au livre numérique en lui même

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-03-0036-007

la politique d’amazon a également provoqué des polémiques: de la suppression, à distance, d’ebook achetés légalement sur les liseuses de leurs clients, pour des causes de droit

http://www.numerama.com/magazine/13484-kindle-amazon-efface-a-distance-des-centaines-de-livres-achetes-legalement-maj.html

à la politique du format propriétaire qui prévaut chez certains fabricants, bien que la majorité des obstacles viennent de réticences des utilisateurs, les fabricants ne sont pas en reste.

 

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